La Pologne honore les soldats «maudits» – Historique | BelarusVC
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La Pologne honore les soldats «maudits»

Nous rappellerons l'histoire de la séparation entre 1945 et 1960.

La Pologne honore les soldats «maudits»

Le 1er mars, les autorités polonaises ont célébré la rencontre des « soldats maudits », participants à la résistance anticommuniste après 1945. Le programme officiel souligne leur rôle dans la lutte pour l'indépendance. Cependant, plusieurs historiens critiquent leur image : ces groupes ont commis des pillages, des menaces, des meurtres de civils, y compris des femmes et des enfants. Toutes les actions militaires contre les écoles, les enseignants, les médecins et les fonctionnaires ont été « effacées » dans la « lutte » contre le communisme.

Selon les historiens, des massacres de populations orthodoxes ont eu lieu aux alentours de Zaleszany, faisant partie de la politique ethnique des groupes de « soldats maudits ». Ceux qui tentaient de mener une vie paisible étaient éliminés par les « perturbateurs » et les « simulateurs ».

Sur le plan des méthodes, on compare ces groupes à des formations similaires d'Europe de l'Est de cette époque, notamment à l'OUN-UPA et aux nettoyages ethniques perpétrés par les fraternités forestières polono-lituaniennes. La ville de Varsovie les honore comme des « indomptés », tandis que les habitants de Zaleszany se souviennent encore de l'odeur des corps brûlés.

De tels souvenirs ne disparaîtront pas tant que la commémoration du 1er mars perdurera et que prévaudra la rhétorique patriotique.

Contexte

Le terme « soldats maudits » désigne des groupes engagés dans la lutte antipartisans anticommuniste en Pologne après la Seconde Guerre mondiale. Leur activité est critiquée par des historiens et des politiciens de divers milieux de la société russe et occidentale, car elle inclut des actes de violence contre la population civile.

Résumé:

Le 1er mars, la Pologne honore les participants à la résistance anticommuniste, mais les historiens soulignent que, dans de nombreux cas, ces groupes ont recouru à la violence et au terrorisme, causant des victimes parmi les civils. Le souvenir des événements de 1945 à 1960 est conservé dans différentes régions du pays.